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Qu’est-ce qui se cache derrière “Pictionnary” ?

novembre 27, 2007

A lire, avant le programme!

Le mandat auquel nous nous présentons est de deux ans. Deux années durant lesquelles vos délégués élus auront leur mot à dire dans la gestion de l’université. Qu’il s’agisse de l’administration, de dossiers ne concernant que le personnel ou les scientifiques ou au contraire de dossiers qui touchent avant tout les étudiants de l’ULB dans leur ensemble… ils pourront intervenir et pourront – bien que ça ne sera jamais facile – influencer ces dossiers.

Peut-être que l’influence qu’ils pourraient avoir dans certaines matières ne vous intéresse gère. Cependant, soyez bien conscients que vos délégués seront en première ligne quand il s’agira de la préservation du minerval intermédiaire/boursier, du loyer des logements, des moyens mis en oeuvre pour (tenter d’) améliorer la pédagogie, de solutions à appliquer pour résoudre des problèmes de place dans les auditoires, de tendre vers une université financée par le privé ou non, de permettre aux étudiants de l’ULB de s’exprimer sur les campus, et cetera.

Cette année, vous aurez le CHOIX! Non seulement le choix d’avoir ou non des représentants (si trop peu d’étudiants votent, personne ne vous représentera), mais également et surtout le choix entre deux listes de candidats (chose qui n’est pas encore arrivée souvent en faculté des Sciences et nous nous réjouissons que ce soit le cas cette année). Vu que les enjeux sont énormes, si pas (toujours) à court terme, certainement à long terme, il est vraiment très important à nos yeux que vous, les étudiants en Sciences, vous informiez du mieux que vous pouvez afin de voter en connaissance de cause. C’est pourquoi les deux listes vous proposent leur “programme” (le notre se trouvant ci-dessous).

En aucun cas pour nous, “programme” signifie : liste exhaustive des seules positions que nous nous proposons de défendre durant les deux années à venir si vous nous élisez. Ceci pour plusieurs raisons :

  • Nous ne nous faisons aucune illusion : impossible, même pour quelqu’un ayant passé les deux années précédentes au Conseil d’Administration, de deviner tous les sujets par rapports auxquels nous serions amenés à prendre position,
  • Nous avons certains principes, certaines opinions, certaines valeurs qui nous sont propres et qui nous sont chères; cependant, autant que possible, nous aimerions vous consulter avant de décider de nos positions,
  • Les décisions sont prises dans certaines situations, en ayant connaissance de certaines informations ou de certains dossiers; fixer une position nous semble contraire à l’esprit libre-exaministe qui nous est cher.

En lisant notre “programme”, attendez-vous donc plutôt à découvrir :

  • des sujets, des matières : il s’agit de sujets auxquels nous sommes déjà sensibilisés, pour certains même déjà actif (le social). Il nous semble toutefois logique que d’autres matières, d’autres dossiers se rajouteront à la liste durant notre mandat, si nous sommes élus,
  • des mesures : dans notre programme, vous trouverez certaines mesures (exemple: “des guidances en fonction de la demande des étudiants”). Comme en témoignent déjà plusieurs commentaires que nous avons reçus, vous pourriez avoir tendance à croire que nous proposons d’entrée de jeu des mesures concrètes et applicables telles quelles. Cependant, ceci n’est absolument pas le cas! Bien que cela nous serait théoriquement possible (étant donné que notre équipe compte un membre actuel du Conseil d’Administration), nous voulons à tout pris éviter la grosse tête. En effet, que nous ayons de l’expérience ou non, notre démarche consistera à discuter avec les autres personnes autour de la table, à nous informer suffisamment et à en débattre entre nous, avant de proposer des mesures concrètes. La prétention, selon nous, rend difficile de trouver des solutions réfléchies, bien pensées. De plus, l’expérience montre surtout les erreurs à ne pas faire, mais n’exclut gère de nouvelles erreurs. L’étudiant est humain ;-P

Notre programme

Dessinez-nous… une liberté d’accès totale aux études

  • une chance pour TOUS
  • toutes facultés confondues
  • pas de sélection (examen d’entrée)
  • diminution du minerval et du coût des études en général
  • aides financières

Dessinez-nous… une promotion de la réussite

  • des guidances en fonction de la demande des étudiants
  • une meilleure information sur les aides disponibles, comment et par qui celles-ci sont établies
  • des secrétariats efficaces et disponibles
  • une meilleure gestion des locaux, de leurs disponibilités,…chacun à droit à une place assise!
  • plus de stages pratiques pour une meilleure préparation à la vie active

Dessinez-nous… une augmentation du parc de logements

  • à prix démocratique et accessible à tous
  • prenant en compte la situation financière des étudiants

Dessinez-nous… un refinancement de l’enseignement supérieur à la hauteur de ses besoins

  • via un refinancement de la Communauté française

Dessinez-nous… notre culture

  • défense et promotion de la culture dans notre université
  • préservation du folklore, en collaboration avec les principaux concernés (ACE)
  • une tarification des locaux tendant vers la gratuité et une procédure d’autorisation facilitée et plus rapide

Dessinez-nous… une université ouverte à la société

  • accords entre Flamands et Francophones (VUB-ULB par exemple)
  • respect des droits de l’homme, campagne contre le racisme, l’extrême-droite, etc.
  • débats, conférences, colloques, projections,…

Dessinez nous… une place dans notre université

  • maintien des installations au jardin d’expérimentations
  • soutien au Foyer Social et Culturel de la Plaine
  • un encadrement suffisant pour les laboratoires
  • pour un renforcement de la proximité des scientifiques (campus Plaine, Solbosch, Gosselies, Jardin Massart)

Dessinez-vous… une sensibilisation à ce qui se passe dans votre université

  • connaissance par les étudiants des différents organes de l’ULB
  • investissement dans la vie universitaire
  • consultation régulière des étudiants (vous!) (idées de projets, commentaires, critiques)
  • coopération avec les délégués d’années et facultaires
  • information des étudiants (projets lancés/aboutis, prises de position, évolution des dossiers qui vous concernent)

9 commentaires

  1. Bonjour, j’ai une question en ce qui concerne la liberté d’accès, l’aide à la réussite, le parc de logements : comment comptez-vous faire financer les mesures que vous proposez ?
    by Shôtoku novembre 27, 2007 at 2:53 edit comment


  2. Bonjour,
    En attendant un hypothétique refinancement, comment financez vous vos mesures ?
    Ou alors vous ne faites rien avant qu’il ait lieu ? Dans 20 ans peut-être ?
    D’autre part, construire des auditoires avec plus de place ne semble pas pertinent; le seul cours ayant à ma connaissance posé problème a été dédoublé. Et quand on voit le nombre de cours se donnant avec un auditoire à moitié vide, on se dit que ce n’est peut-être pas une priorité absolue.
    Mettre droits de l’homme et racisme dans la même phrase veut-il dire que vous êtes pour les 2 ? ou contre les 2 ?
    Comment comptez vous implémenter la communication entre les délégués d’années et facultaires ?
    by Jacques Bosca novembre 28, 2007 at 6:57 edit comment


  3. Désolé, on a réédité l’ancien article avec le programme. Je remet donc les deux commentaires qui figuraient au bas de cet article.

    Pour ce qui est de répondre à vos questions, ben… Je pense que le texte qui sert d’introduction au programme fourni la réponse.

    Si un étudiant pourrait répondre aisément à la question, pensez bien que la question aurait déjà été résolue par d’autres!

    Ce qui est clair, c’est que nous privilégions les pistes de solutions qui ne sont ni en contradiction avec notre souhait d’un enseignement qui tend vers la gratuité et l’accessibilité à tous, ni avec notre souhait de préserver l’enseignement universitaire belge comme service publique.

    Pour ce qui est de dire que “construire des auditoires avec plus de places n’est pas pertinent”… Si tu le dis. Nous, on n’exclus pas cette solution (surement partielle, si appliquée tot ou tard). Mais d’accord pour dire qu’il faut une meilleure gestion des locaux disponibles! (Chose qui figure également dans notre programme.)

    “Le seul cours ayant à ma connaissance donné problème” se donnait en faculté des Sciences. Ici, j’aimerais rappeler que nous vous représenterons au niveau de TOUTE l’université, où les décisions prises ne concernent quasi JAMAIS une seule faculté (du moins quand il s’agit d’auditoires, de problèmes de place, et cetera). Tout ce qu’on propose ou défend a comme but premier de rendre la faculté des Sciences (son enseignement surtout) meilleure, mais ensuite nous essayons de penser à ce qui serait mieux pour TOUS les étudiants de l’ULB.

    Pour ce qui est de l’implémentation d’une communication entre délégués d’année et facultaires : c’est au niveau de la faculté que cela se gère. Le BES (Bureau des Etudiants en Sciences) a été créé pour justement améliorer tant le soutien et la formation des délégués, mais aussi pour permettre aux délégués de mieux communiquer entre eux et de ne pas avoir l’impression de travailler seul. A ce niveau-là, le BES fait ça très bien, et de mieux en mieux (votre bureau étudiant est encore jeune, ce n’est pas du tout facile ce qu’il s’est donné comme tâche!).

    Voilà, je pense avoir répondu aux principales interrogations. Merci pour les questions, nous apprécions fort!

    Nous croisons les doigts pour qu’un maximum d’étudiants continuent ainsi. Que nous soyons élus ou non, si davantage d’étudiants s’intéresse à ce qui se passe dans leur unif nous seront bien heureux de cette “campagne électorale” :-)

    Sincèrement,
    Andy


  4. « Ce qui est clair, c’est que nous privilégions les pistes de solutions qui ne sont ni en contradiction avec notre souhait d’un enseignement qui tend vers la gratuité et l’accessibilité à tous, ni avec notre souhait de préserver l’enseignement universitaire belge comme service publique. »

    Bon, si on vous dit que le budget de l’ULB commence à diminuer et que la part du privé dans son financement (mécénat, dons, legs) augmente, que faites-vous pour préserver son caractère de service public ?

    « Ici, j’aimerais rappeler que nous vous représenterons au niveau de TOUTE l’université, »
    Cela veut-il dire que vous ne vous préoccuperez (quasiment) jamais de ce qui se passe au niveau de la Faculté des Sciences ? Quelle est, par exemple, votre position sur la mobilité obligatoire au niveau des master que la Faculté s’est imposée ? Que comptez-vous faire à ce sujet ?

    « Le BES (Bureau des Etudiants en Sciences) a été créé pour justement améliorer tant le soutien et la formation des délégués, mais aussi pour permettre aux délégués de mieux communiquer entre eux et de ne pas avoir l’impression de travailler seul. »

    Vous prônez une meilleure communication entre délégués de département et délégués facultaires, mais quid de la communication entre vous et les délégués facultaires ? Je suppose que vous communiquerez aussi avec les délégués facultaires (si vous êtes élus), mais comment se fait-il que vous n’ayez jamais été présents à une seule réunion du BES (selon les procès-verbaux disponibles sur son site) au cours de l’année qui vient de s’écouler ?


  5. Questions fort intéressantes. Ancien ou actuel de la délégation étudiante? Ou simplement fort intéressé? :)

    “Bon, si on vous dit que le budget de l’ULB commence à diminuer et que la part du privé dans son financement (mécénat, dons, legs) augmente, que faites-vous pour préserver son caractère de service public ?”

    Pour ce qui est du financement privé, il faudra veiller à obtenir toutes les garanties possibles par rapport au fait que l’argent qui nous vient du privé nous vienne sans conditions contraignantes qui pourraient avoir un impact négatif sur l’enseignement ou la recherche, au minimum. L’ULB devrait être libré de gérer cet argent comme bon lui semble. D’autre part, si le budget de l’ULB se met à diminuer, il faudrait en voir les causes. Probablement que d’autres unifs seraient dans le même cas, et alors il conviendrait d’en parler au niveau du CIUF (Commission InterUniversitaire Francophone).

    “Quelle est, par exemple, votre position sur la mobilité obligatoire au niveau des master que la Faculté s’est imposée ? Que comptez-vous faire à ce sujet ?”

    La faculté des Sciences a décidé d’instaurer cette obligation sans s’attaquer au souci du financement de cette mobilité, ce qui pour nous est le gros problème de cette mobilité. (Bien que le caractère obligatoire pose également problème, selon le profil de l’étudiant – pensez à une mère de famille.)
    Il est d’ailleurs fort dommage de constater que les BES et ses membres au conseil facultaire ont cédé sur ce point!
    Pour ce qui est de mesures à prendre, étant donné que le problème ne se pose pas que dans notre faculté, le mieux serait probablement de se réunir avec les étudiants administrateurs et délégués facultaires des différentes facultés. Nous n’avons pas de solution miracle à proposer d’ores et déjà, à part ça.
    Pour éviter ce genre de problèmes au maximum, ce serait sans doute une bonne idée de tenter d’informer et de sensibiliser au mieux les délégués facultaires aux conséquences et impacts négatifs potentiels de tels décisions.

    La communication avec les délégués facultaires devrait pouvoir se faire endehors du BES également. En plus, au niveau du Conseil d’Administration il y a tant d’heures de réunion, de dossiers, de soucis, de débat qu’il aurait été utile, par exemple au cours de l’année passée, que les délégués facultaires prennent contact avec leurs délégués au C.A. pour des conseils ou pour prévenir d’un “danger à venir”. Ceci pour dire que la formulation de ton commentaire fait passer les étudiants administrateurs actuels pour de gros méchants loups, alors que l’un d’entre eux était présent aux AG du BES (le problème était plutot la communication entre étudiants administrateurs alors) et que l’autre avaient sans doute ses raisons pour ne pas être présent.

    De toute façon, les critiques vis-à-vis des anciens sont évidemment possibles, personne n’est parfait et certainement pas un étudiant administrateur. Mais comme nous l’écrivons dans l’un de nos articles, nous n’espérons pas faire un sans-faute, mais bien faire de notre mieux tout en évitant les erreurs déjà faites durant les précédents mandats.

    Bien à toi.


  6. Andy,

    Tu as dit :

    « La faculté des Sciences a décidé d’instaurer cette obligation sans s’attaquer au souci du financement de cette mobilité, ce qui pour nous est le gros problème de cette mobilité. (Bien que le caractère obligatoire pose également problème, selon le profil de l’étudiant – pensez à une mère de famille.)
    Il est d’ailleurs fort dommage de constater que les BES et ses membres au conseil facultaire ont cédé sur ce point!»

    Ha je vois qu’on critique les anciens ;-) Je vais te répondre par des faits :

    - La mobilité obligatoire a été votée en décembre 2003 (Conseil facultaire du 17 décembre, point 10 à l’ordre du jour)
    - À cette époque tu étais encore loin d’être au CA, tu étais un “simple” délégué facultaire, délégués auxquels tu rejettes la faute.
    - La seule avancée obtenue concernant la mobilité obligatoire vient d’un délégué facultaire (Nicolas Forget pour ne pas le citer) qui a obtenu, lors d’un Conseil facultaire ultérieur, sa réévaluation 1 ou 2 ans après sa mise en place.
    - Lors de la législature qui se termine maintenant, nombreuses furent les interventions des délégués facultaires pour décrier cette mobilité obligatoire. Par exemple lors de l’approbation des programmes de cours.


  7. Décidément, je ne retiendrais jamais correctement les faits de ce dossier-là :) En effet, tu as déjà eu l’occasion de répondre (à peu de choses près) la même chose l’année passée.

    Que dire donc, si ce n’est merci Pilou pour la correction :)

    Andy.


  8. Concernant la mobilité et les discussions qu’il y a eu à ce sujet, je reste assez perplexe quant à la position que prend la liste, et donc Andy, à ce sujet.

    Comme l’a rappelé Pierre, Andy était à l’époque délégué facultaire et membre du BES. Il a donc assisté à tous les débats sur le sujet et sait très bien que l’argument de la femme enceinte est bancal. Rien n’empêche d’aller à la VUB ou encore à la KUB.

    La répartition des votes en conseil facultaire étant ce qu’elle est (les étudiants possèdent seulement 20% des voix), il était impossible de bloquer la décision et donc, “céder sur le sujet” ne ramène à rien de concret, à part à de la joute verbale. La position d’Andy, et du BES était cependant de s’opposer coute que coute à cette décision et ce de manière frontale. Comme prévu, la mesure votée n’a jamais été abrogée et c’est dans un élan de lucidité que le BES a demandé, par ma voix, à ce qu’une évaluation soit d’ores et déjà prévue afin de pouvoir ajuster le tir.

    Cependant, si l’on se réfère au décret, cette décision de la faculté (obligation de mobilité sans financement) est illégale et ce point à été soulevé en réunion du BES alors qu’Andy était président. Comment se fait-il dès lors qu’il n’a pas porté la question à l’organe supérieur, le CA lorsqu’il y était délégué effectif? Il avait les armes en main pour faire annuler cette décision mais ne l’a pas fait! N’est-ce pas hypocrite de dire que ce sont les délégués d’alors qui ont cédé quand tu avais les armes pour la faire annuler?


  9. Oui, bon, si c’est pour étaler ces discussions qu’on j’ai pu avoir avec vu déjà maintes fois, ici en publique, alors que franchement, il ne s’agit pas de ANDY ANDY ANDY ici :) mais bien et surtout de deux nouveaux motivés…

    Vous avez mon adresse privée, il me semble.

    Bien à vous,
    Andy.



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